La raideur articulaire et la douleur


L’ostéopathe biomécanicien met en avant, à travers son examen clinique (examen visuel et physique), des zones de « raideur ». L’objectif de cet article est de clarifier cette notion de « raideur articulaire » et d’expliquer comment elle est appréhendée par l’ostéopathe.

La vision de l’ostéopathie structurelle veut qu’à chaque pathologie d’origine mécanique (sur un faux mouvement ou une répétition d’un geste délétère), il se créé un verrou musculaire visant à diminuer les amplitudes de déformation des articulations évitant ainsi d’abimer les structures ligamentaires, cartilagineuses et tendineuses de l’articulation.

Ce verrou de protection trouve son origine dans:

– un traumatisme rapide (cheville qui se tord, rotation de tronc ou de tête trop rapide, coup du lapin…) => empêche un mouvement trop ample qui serait responsable de nombreuses lésions

– un effort répété => diminue les efforts d’une structure qui est sur-utilisée

 

La rigidité articulaire est appréciable par l’ostéopathe. Un test comparatif entre  une zone saine et une zone pathologique permet alors de cibler une articulation se déformant moins qu’une autre.

 

Mais pourquoi enlever un verrou que le corps a mis en place?

A l’image d’une roue crantée dans un mécanisme d’horlogerie, si un étage fonctionne moins bien que les autres, tous les maillons de la chaine fonctionnent d’une manière différente qui n’est plus physiologique et qui peut provoquer des douleurs supplémentaires.

Une articulation qui ne bouge pas aussi bien qu’elle ne le devrait, provoque la stimulation des nocicepteurs lors de la réalisation de certains mouvements: ces récepteurs se trouvent un peu partout dans le corps et sont à l’origine de messages nerveux de douleur.

Le fait qu’une rigidité musculaire empêche l’articulation de bouger correctement (on parle alors de raideur articulaire) provoque donc une sensation de douleur à cet endroit.

L’objectif de votre praticien et donc de permettre à l’articulation de bouger à nouveau, permettant ainsi aux muscles de se détendre, donc de récupérer les cycles de contraintes sur les différentes structures articulaires et de ne plus stimuler les nocicepteurs. Les amplitudes articulaires sont récupérées, les amplitudes de mouvements globales le sont donc également, et la douleur cesse.

 

Sébastien Darolle Ostéopathe D.O au 108 rue Martin Luther King à Fleury Merogis

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